Livret A, suite…
Il y a quasiment six mois jour pour jour, je faisais part sur ce blog de mon opposition à la banalisation des livrets A et bleu décidée par le Gouvernement.
La banalisation de ce produit bancaire très spécifique représentait à mon sens un véritable danger pour, entre autres, l’épargne populaire.
Alors que cette réforme vient d’entrer en vigueur, le Gouvernement annonce une baisse du taux d’intérêt à 2,5% dès le 1er février prochain. Les intérêts versés sur les comptes sur livret à la fin de chaque année sont pourtant loin d’être négligeables pour beaucoup de Français.
Si le Gouvernement s’abrite derrière les recommandations de la Banque de France pour justifier cette décision, il omet de dire que c’est aussi une conséquence directe de la banalisation qu’il a tant vantée ces derniers mois.
En temps de crise économique, le Gouvernement ne souhaite pas que le livret devienne à nouveau une valeur refuge pour les petits épargnants.
Ce choix est en effet encouragé par la multiplication des banques habilitées à le proposer et par l’abondante publicité en ce sens qui envahit nos écrans de télévision depuis quelques semaines.
Alors que beaucoup de Français souffrent depuis des années de la régression de leur pouvoir d’achat, la politique empreinte d’idéologie menée par Nicolas Sarkozy et son Gouvernement aboutit une fois de plus à un nouveau recul social majeur.






La ville, le canton de l’Isle sur le Doubs, le département du Doubs, toute la région nord Franche Comté sont très dépendants de la filière automobile ( ISD : 47% des actifs sont ouvriers pour une moyenne nationale à 27%) ; ces chiffres sont éloquents et démontrent l’urgence dans la gravité du contexte automobile.
En France, des suppressions d’emplois et du chômage partiel sont annoncés par les constructeurs automobiles et bien entendu, les sous traitants seront inévitablement touchés ; parallèlement, les mauvaises nouvelles s’amoncellent en Europe et aux USA !
La ville de l’Isle sur le Doubs est, comme tout le Nord Franche Comté, malheureusement très touchée par une situation de chômage très important (plus 14.2% de chômage) ; on peut se demander ce qu’il en sera dans quelques semaines et quelques mois…
L’heure n’est donc plus à la discussion mais à l’action !
……….
Avant-hier, mardi 20 Janvier 2009, le gouvernement a réuni les états généraux de la filière automobile ; il faudra attendre le mois de février pour connaître le détail du plan proposé.
La question que je me pose est :
Est-ce que le gouvernement mesure bien dans la situation réelle que se trouve l’industrie automobile en France et en Europe ?
En tout cas, cette situation demande des décisions économiques, industrielles, sociales rapides.
Infiniment
Fabrice FRICHET
Elu municipal & Communautaire
Mandataire Fabius sur le Doubs