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6 février 2009

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La Cour des comptes et les emprunts toxiques

Le 20 octobre dernier, je  sensibilisais les Conseillers généraux de Seine-Saint-Denis et alertais l’Etat sur les risques considérables que font peser les emprunts toxiques sur les finances du département.

Aujourd’hui, je me félicite que la Cour des Comptes – dont nul ne peut contester l’expertise et l’indépendance politique – me donne raison en attirant l’attention du gouvernement sur les dégâts causés par les prêts structurés.

En effet, dans son rapport annuel consacré aux finances publiques, la Cour des Comptes consacre tout un chapitre à ces produits bancaires séduisants par leur taux extrêmement faibles les premières années.

Par la voix de Philippe Séguin, l’instance suggère qu’une loi interdise aux collectivités de recourir à ces produits financiers complexes et dangereux.

La Cour souligne qu’il est impossible de savoir ce que risque précisément une collectivité en contractant un tel produit, dans la mesure où son taux évolue selon des formules mathématiques complexes.

Je souscris à la proposition de la Cour des Comptes visant à élaborer une loi interdisant le recours aux prêts structurés.

2 Commentaires Poster un commentaire
  1. berdeil
    fév 10 2009

    Je ne comprends pas très bien pourquoi les collectivités se sont empressées de contracter ce genre de produits auprès de la banque spécialisée dans les prêts « sûrs » aux collectivités territoriales, qui plus est, émanation de la CDC. Elle s’appelle DEXIA, la fameuse banque DEXIA. Celle-ci remplaçant le Crédit Local de France. Qui lui, même s’il paraissait ringard, était autrement plus sérieux.
    Donc oui ! je ne comprends pas pourquoi les communes, le Département, la Région, devraient s’affoler devant une banque qui finalement voulait les escroquer. Il y a un un truc simple à faire, et je ne comprends pas non plus là aussi, pourquoi ces collectivités territoriales ne dénoncent pas tous leurs prêts pourris et n’exigent pas un rééchelonnement,qui leur soit avantageux.
    Il faut remettre tout à plat et c’est leur conseilleur, en l’occurrence DEXIA qui doit assumer les erréments,pas les contribuables !. Sinon trop facile !. Et en plus Sarko qui nous en met une couche de plus… Escroc lui même. Et cette Cours des Comptes qu’en dire ? quelle bande de faux-culs héberge-t-elle ? pourquoi est-elle si timorée ? à croire que là-dedans, ils (du 1er Président, au plus petit des conseillers, et rapporteurs) sont grassement payés à rien foutre, si ce n’est à produire du vent. Car pondre des rapports, sur lesquels les politiques s’assoient en fait dessus,(seul un petit cinquième (20 %) sont suivis d’effet) je saurais le faire aussi, et gratuitement qui plus est. Ca serait autant de gagné pour les caisses de l’Etat.
    Voilà c’était juste un petit coup de gueule, d’un socialiste qui en a marre de toutes ces forfaitures. Car en fait, il s’agit bien de forfaitures rien de plus, rien de moins.
    Alors retrouvons tous ensemble la morale républicaine qui nous manque actuellement, ce sera ça déja de pris.

  2. joel
    juil 13 2011

    Pas aussi simple que de rejeter la responsabilité totale sur les banques. Les collectivités locales ont leur part de responsabilité, de même que les conseils des collectivités, l’Etat, les agences de notation…
    Je peux développer si vous voulez….

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