1er Décembre contre le SIDA
Le VIH tue 6000 personnes par jour dans le monde. Je me souviens qu’au moment du Tsunami, l’élan incroyable de générosité avait suscité quelques réactions. Certains rappelaient que le sida, « c’est un tsunami tous les 18 jours ». Mais la comparaison s’arrête là. Le Sida n’est pas un tsunami, ce n’est pas la grippe A non plus. Le sida est prévisible, il ne surgît pas d’un coup. Il est possible de l’endiguer. Des médicaments existent, des moyens de prévention aussi.
D’abord, il faut inciter les compagnies pharmaceutiques à mettre en commun leurs brevets pour les rendre accessibles à tous, afin de les produire ou de les développer. Simplement, cela permettrait la fabrication de nouveaux médicaments, moins chers et plus efficaces.
Les compagnies utilisatrices rétribueraient les inventeurs de ces brevets avec des royalties. Ce système de « communauté de brevets » n’est pas nouveau, il a permis de développer et d’innover dans des secteurs tels que l’aéronautique et les télécoms. Alors pourquoi pas la médecine ?
Enfin, le Sida n’est pas une question financière, ce n’est qu’une question de volonté politique.
Je suis inquiet car le désengagement des pays riches, dont la France fait partie, malgré ces 25 millions de morts depuis 1981 est patent. Les dirigeants de nos pays s’étaient engagés en 2005 à financer l’accès universel aux traitements contre le VIH mais aussi contre le paludisme et la tuberculose, avec une échéance : 2010.
Force est de constater que les promesses n’ont pas été tenues et je tenais à profiter de cette journée mondiale de lutte contre le Sida pour le dénoncer.






M. le Président du Conseil Général de Seine Saint-Denis,
je trouve votre idée de communauté de brevets pour la lutte contre la propagation du VIH lumineuse et souhaiterait qu’elle soit reprise par nos gouvernants.
Veuillez agréer, Monsieur le Président du Conseil Général de Seine Saint-Denis, l’expression de mon profond respect.
André Guidi