Nicolas Sarkozy sur France 2 : un président sur la défensive

13 juillet 2010 | Actualité

En cette période de crise politique, économique et sociale, et à l’heure où de grands défis s’imposent à notre pays, les Français attendaient un président de la République offensif. Ils ont eu droit à un président sur la défensive.

Sur l’affaire Woerth-Bettencourt, M. Sarkozy se dit victime d’un complot des médias et du ps. Sur les retraites, il se dit victime de Mitterrand, de la courbe démographique et des 35h. Sur les déficits publics, il se dit victime des collectivités locales. Sur le chômage, il se dit victime de la crise.

Pour le reste, c’est un exercice d’autosatisfaction auquel s’est livré le président de la République.

Au final, le changement de cap attendu par les Français n’aura pas lieu. Les services publics, la protection sociale et les collectivités locales demeurent les cibles d’une politique qui a déjà causé des dégâts économiques pour la France et des dégâts sociaux pour les salariés modestes et les classes moyennes.

Partager:
  • Facebook
  • Twitter
  • Wikio FR
  • Netvibes
  • FriendFeed
  • Technorati
  • LinkedIn
  • Google Bookmarks
  • viadeo FR
  • del.icio.us
  • MySpace
  • Digg
  • Tumblr
  • RSS
  • PDF
  • email
  1. Un Commentaire à “Nicolas Sarkozy sur France 2 : un président sur la défensive”

  2. Monsieur Bartolone,

    Nicolas Sarkozy est malheureusement resté absolument fidèle à lui-même durant cette interview : prétentieux et arrogant, complètement déphasé vis-à-vis des attentes des Français.

    Le « Chef d’Etat » actuel n’apportera, selon moi, aucune réponse aux attentes des français. Bien au contraire, la situation promet même de s’aggraver d’ici à 2012 : les inégalités de richesses entre Français se creuseront encore, et des sujets importants pour notre Nation (comme les nouveaux moyens éducatifs à mettre en place, l’évolution de l’industrie française, la diminution du chômage, l’amélioration des conditions de travail) risquent de ne connaître aucun développement.

    Ces sujets ne le préoccupent guère. Nous avons d’ailleurs assisté, lors de cette interview, à un exercice d’autosatisfaction mémorable. Le Président n’a pas cessé de se vanter des améliorations réalisées dans la gestion du budget de la Présidence de la République. Je ne sais pas si ces améliorations sont réelles, mais j’ai constaté que le Président s’est beaucoup déplacé à l’étranger tout de même. De plus, j’ai également pu remarquer que Nicolas Sarkozy n’aime pas la solitude (132 personnes l’ont accompagné en Septembre 2009, à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York).

    Et concernant les différents Ministères, quel est le bilan ? On peut se permettre de poser la question, vu que le Président n’a pas cherché à communiquer longuement sur le sujet.

    En revanche, pour écraser les collectivités locales, Nicolas Sarkozy se montre présent. Parlons donc des élus territoriaux, dont il veut diviser le nombre de moitié. Selon lui, ces élus coûteraient chers à la société. Mais n’a t-il pas pris, dès l’année suivant son élection, l’iniative de tripler son traitement de Président de la République, le faisant passer de 6000 € nets à 19000 € bruts mensuels (article du 22/06/2008, Nouvel Observateur) ? Un peu limite pour vouloir prôner l’exemplarité, tout de même.

    En tant que jeune d’Aubervilliers et de Seine-Saint-Denis, je tiens une nouvelle fois à vous affirmer mon soutien dans la révolte que vous menez pour que l’Etat s’intéresse enfin au sort des citoyens de notre département.

    Vous êtes LE représentant des séquano-dionysiens face au pouvoir, celui qui doit tout faire pour représenter nos intérêts. Vous remplissez jusqu’ici très bien cette mission, j’ai confiance en vous. Le Conseil Général est, heureusement pour les citoyens, dynamique et conscient de la gravité de la situation actuelle.

    Par Fethi CHOUDER le 15 juil 2010

Poster un commentaire