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Soutien à la journée européenne de mobilisation contre l'austérité

Aujourd’hui, les syndicats européens et français se mobilisent avec raison contre la cure d’austérité qui voudrait faire payer aux seuls salariés les errements et les crises d’un capitalisme financier sans limite et sans morale. Cette logique est à l’œuvre en Grèce de manière extrême. Elle est à la fois dangereuse économiquement et contestable sur le plan démocratique.

Endossant tous les 15 jours son costume de sauveurs dans des sommets de la dernière chance qui n’ont cessé de se succéder, le couple Sarkozy-Merkel n’a qu’une seule réponse à la crise : l’austérité d’abord, l’austérité encore, l’austérité toujours.

Avec François Hollande, nous défendons une autre Europe, celle de la croissance et du progrès social. C’est pour cela que nous sommes abstenus de voter le nouveau mécanisme européen de stabilité qui se contente de consacrer un peu plus l’austérité sans rien prévoir pour la croissance ou le pouvoir d’achat. C’est pour cela que François Hollande veut renégocier ce traité purement budgétaire.

L’Europe doit être porteuse d’avenir, ce qui suppose une politique industrielle européenne ambitieuse, notamment financée par des Eurobonds émis par la Banque centrale européenne. L’Europe doit être synonyme de justice et de développement pour tous les citoyens, pas de concurrence exacerbée et de dumping régressif.

Pendant 5 ans, dans son propre pays, Nicolas Sarkozy n’a cessé de mettre en musique la régression sociale. Il promet pour demain de poursuivre son œuvre, en s’attaquant à la garantie que constitue le contrat de travail individuel. Il pénalisera les salariés en amputant leur pouvoir d’achat par une TVA anti-sociale. Il stigmatisera les demandeurs d’emploi en confondant le référendum et la vindicte populiste contre les plus en difficulté.

Le progrès social n’est pas un concept périmé, il doit rester un objectif en France et en Europe.

Pour sortir de cette politique du mépris, il est temps de renouer avec une démocratie sociale apaisée qui permettra seule d’engager des réformes justes et assumées.

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