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Interview dans Paris-Match

Paris Match. Que répondez-vous à Jean-Luc Mélenchon qui affirme que le gouvernement n’a « presque rien fait » ?

Claude Bartolone. Ses critiques sont outrancières. A la veille de la rentrée du Front de gauche, il cherche surtout à réaffirmer son leadership sur son parti.

Pourtant, certaines de ses critiques, notamment sur le traité européen, sont aussi émises par des écologistes et des socialistes.

Elles sont injustifiées.

Vous qui étiez un fervent opposant à la Constitution européenne, vous jugez ce traité acceptable?

Il l’est. L’Europe doit absolument sortir de la spirale des déficits. Une augmentation des taux d’intérêt de notre dette serait beaucoup plus contraignante que ce traité. Dès son élection, François Hollande s’est battu pour qu’un volet croissance soit ajouté au texte. Avec succès ! S’y opposer, ce serait ne pas reconnaître les avancées obtenues par la France.

Des voix, à gauche, s’élèvent contre le ministre de l’Intérieur. Y a-t-il un problème Valls?

Il n’y a pas de problème Valls. il y a une solution Valls ! Il est en train d’inventer ce que doit être la philosophie et l’action d’un ministre del’Intérieur de gauche. Quoi qu’en disent quelques bien-pensants, la sécurité est la première liberté des plus modestes. Les outils de prévention sont indispensables, mais cela prendra du temps avant qu’ils ne fournissent à nouveau des résultats. Dans l’intervalle, il est vital que l’Etat se porte garant de l’ordre républicain partout sur son territoire.

De nombreux députés sont très réticents à la fin du cumul des mandats. Pourra-t-elle être votée?

C’est un engagement de François Hollande, il sera tenu. Je serai donc le président du non-cumul ! Il faut regarder plus loin. Ce qui m’intéresse, c’est « le jour d’après »: comment réinventer la mission du députédu XXIe siècle dans une société du mandat unique ? Il est nécessaire de remettre l’Assemblée nationale au coeur de nos institutions, en la rendant à la fois plus ouverte sur la société, plus utile dans le Meccano institutionnel et plus exemplaire.

Comment le rendre exemplaire?

Dans les premières heures de ma présidence, j’ai baissé mon indemnité de 30%. J’ai réalisé des économies importantes sur les frais de voyages et demandé une baisse du budget de l’Assemblée. Je serai le président de la transparence. Mais je veillerai aussi à ce que cela ne nuise pas à l’indépendance des députés. Fin septembre, je ferai des propositions de réformes. Je vise le consensus. S’il ne vient pas, je prendrai mes responsabilités.

En octobre, le PS élira son premier secrétaire. Martine Aubry doit-elle se représenter?

Elle est une grande première secrétaire, et j’ai trop d’amitié pour elle pour souhaiter quelque chose qu’elle ne semble pas vouloir. Nous verrons cela en temps voulu. Pour le moment, notre énergie doit être concentrée sur la rentrée et sur les trois grands chantiers à mener: l’emploi, l’emploi et l’emploi !

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