Disparition de Mino Knockaert
J’apprends avec une grande tristesse et une profonde émotion la disparition de Mino Knockaert.
C’est une femme de combat qui nous quitte aujourd’hui. Atteinte d’infirmité motrice cérébrale, Mino Knockaert n’aura cessé, malgré la maladie et les souffrances, de se battre pour que les personnes handicapées soient mieux insérées dans notre société.
Par son action, elle aura, la première, ouvert le débat sur la question de l’euthanasie dans notre pays. Son livre, publié en 2004, intitulé « Mon combat pour la dignité », et le film qui l’a accompagné, nous auront forcés à nous confronter à l’une des questions les plus difficiles qui peuvent être posées à une société.
Je tiens à rendre hommage à son combat et à son engagement au sein de l’association des paralysés de France, au sein de l’association pour le droit à mourir dans la dignité, ainsi qu’au sein du cercle PRG de Pantin.
Je souhaite, enfin, que le message de Mino Knockaert puisse nourrir les réflexions de notre Assemblée, notamment à la suite des conclusions qui seront rendues par la mission de réflexion sur la fin de vie voulue par le Président de la République.
J’adresse à sa famille et en particulier à son mari mes plus sincères condoléances, et les assure de ma profonde amitié.




Mino, on la rencontre une fois et on ne l’oublie pas.
Du haut de son fauteuil roulant, elle avait un regard lucide parfois cynique, sur les autres, sur elle-même sur ce monde.
Pas le genre à s’apitoyer, non. Ni sur son sort, ni sur la vie.
Tant bien que mal, elle croquait les rares petits moments de bonheur qui passait à sa porté.
Un jour, alors que nous rédigions un communiqué pour la campagne de Christiane Taubira, elle corrigea une de mes fautes : « Mourir ne prend qu’un R, me dit elle, parce qu’on ne meurt qu’une fois ». Je n’ai plus jamais fait cette faute.
Repose en paix, Mino.
Merci Monsieur le Président,
Merci de votre message qui nous touche pronfondément
Jean-Marie Barbier,
Président de l’APF