Intervention sur le Grand Paris
Monsieur le président,
Monsieur le secrétaire d’État,
Mes chers collègues,
Sous le triste éclairage de la crise économique et sociale que nous traversons, ce projet de loi est une erreur économique, une régression urbaine et un contresens historique envisagé sur le dos des Franciliens ; surtout, la trame du texte révèle une terrible méprise sociale.
J’évoquerai d’abord l’erreur économique. Assujettir le développement de la métropole francilienne à la création d’un tube reliant les pôles économiques est une erreur qui a déjà fait ses preuves. L’autopsie de la crise que nous traversons amène une très grande majorité d’économistes à faire ce constat : les inégalités économiques et sociales sont un facteur de crise. La décision politique qui ignore ce postulat est inconsciente de la situation économique et sociale.
Le développement économique de la métropole dépend de notre capacité à trouver un point d’équilibre en faisant reculer les inégalités. Tout miser sur neuf pôles d’affaires correspond à une logique économique restrictive. Les pôles concentrent et captent sans vraiment rayonner, sans redistribuer : c’est là accentuer une géographie des ghettos et entériner les inégalités urbaines et sociales. Lire Plus
La Droite refuse le débat sur le droit de finir sa vie dans la dignité !
Hier, le gouvernement a honteusement décidé que l’Assemblée nationale ne débattrait pas de la proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité, présentée par les députés socialistes. Pour exprimer sa colère, notre groupe parlementaire a décidé de quitter l’hémicycle.
Hormis le mépris désormais coutumier du gouvernement pour la représentation nationale, cette dérobade met au grand jour les profondes réticences d’une droite rétrograde et hostile à l’ouverture d’un grand débat sur l’euthanasie.
Cinq ans après l’adoption à l’unanimité de la loi Léonetti légalisant la possibilité d’arrêter l’acharnement thérapeutique, force est de constater qu’elle ne suffit pas à répondre à de nombreuses situations tragiques et à la détresse des millions de femmes et d’hommes confrontées à l’extrême douleur de la fin de vie de leurs proches. Lire Plus
Interview dans le JDD.fr
Le jdd.fr
publie une interview que j’ai donnée aujourd’hui à propos des emprunts toxiques:
« Les banques devront en payer les conséquences »
Un an après avoir dénoncé le poids des emprunts toxiques dans la dette des collectivités locales, Claude Bartolone estime que les départements sont toujours en danger. Le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis menace de poursuivre les banques en justice pour « non conseil à un client non initié » si aucune solution n’est trouvée avant le 30 novembre prochain. LeJDD.fr a rencontré le socialiste qui fustige la responsabilité des banques et de l’Etat.
Cette affaire semble révélatrice d’un système financier qui voulait que tant que ça allait bien, personne n’était très regardant. La responsabilité est-elle partagée entre les banques, l’Etat et les collectivités locales ?
C’est le partage du pâté d’alouette. C’est un cheval et une alouette. Il y a la responsabilité manifeste, d’abord du gouvernement, qui a eu à plusieurs reprises des signaux d’alerte par des spécialistes et par la Cour des comptes, et qui essaie pour le moment de regarder ailleurs. Il n’est pas de la responsabilité du gouvernement de regarder vers le futur avec la charte de bonne conduite sans regarder les conséquences que peut avoir ce genre de proposition sur le passé. Ensuite, pâté d’alouette, parce que les banques disent souvent qu’il y a du personnel dans les collectivités locales. Celui-ci est compétent mais n’a pas forcément la connaissance de la matière financière. Les banques ont bon nombre de personnels compétents et connaissant les problèmes financiers et ça ne les a pas empêchés de connaître la crise des subprime. Il y a donc à mesurer la responsabilité entre les uns et les autres. De plus, les banquiers doivent assistance à un client non initié. Sur des produits aussi complexes, c’est plus le travail de conseil d’un banquier que celui d’un responsable financier d’une collectivité locale. Lire Plus





