Le Conseil de Développement Durable
Hier, j’ai présidé le premier Conseil de Développement Durable pour la Seine-Saint-Denis, c’était son installation.
Parce que j’entends faire de la Seine-Saint-Denis un département dynamique, solidaire et durable, j’ai voulu inaugurer une manière moderne d’animer démocratiquement notre territoire. La création d’un Conseil de Développement Durable (C.D.D), sur le modèle des conseils économiques et sociaux, concrétise cette volonté d’associer régulièrement les forces vives du département aux politiques publiques départementales.
Cette nouvelle démarche participative donnera lieu à un dialogue permanent avec les forces vives du territoire et pérennisera un espace de concertation à l’échelle départementale. Composée d’une centaine de membres du monde économique, social, environnemental, syndical et associatif, cette instance à l’image de la diversité des acteurs de la Seine-Saint-Denis sera ainsi associée pour avis à l’ensemble des politiques publiques départementales.
La première participation du CDD sera sa contribution à l’élaboration de l’Agenda 21 soumis au vote de l’assemblée départementale d’ici la fin de l’année.
J’en profite pour vous rappeler que nous sommes dans une période de consultation dans le cadre de l’Agenda 21. Pour participer c’est ici.
A propos de l’hébergement d’urgence
Bonjour à tous,
Je vous invite à lire un article paru dans Le Parisien d’aujourd’hui à propos du logement d’urgence en Seine-Saint-Denis.
Pour vous donner mon sentiment, je crois que la solidarité territoriale ne peut être que partagée entre l’ensemble des collectivités et je refuse que cela donne lieu à « un transfert de charges déguisé ». En effet, si l’Etat a délégué toutes ses compétences en matière d’action sociale aux départements, il demeure le principal responsable de la question de l’hébergement d’urgence.
Et ce d’autant plus que les personnes hébergées pour le compte de la DDASS de Paris en Seine-Saint Denis relèvent au bout de 3 mois de l’action sociale du département où elles sont domiciliées. Ainsi, un département se décharge sur un autre de ses responsabilités, et c’est le contribuable séquano-dionysien qui paye l’addition.
Plutôt que de parler structures ou institutions, la question de l’hébergement d’urgence peut devenir exemplaire de ce que serait une solidarité territoriale adossée à une véritable solidarité financière.
Dans un courrier adressé la semaine dernière à Christine Boutin, ministre en charge du logement, j’ai réclame d’urgence avant la période hivernale, la tenue d’une table ronde, sous l’autorité de l’Etat et rassemblant les collectivités concernées qui devra déboucher sur des solutions qui ne pénalise pas davantage le département de Seine-Saint-Denis.
Dans un moment où le sénat va examiner un projet de loi qui vise à freiner la construction de logements pour les plus modestes, il serait paradoxal de voir ressurgir le spectre des cités de l’urgence construites il y a 30 ans !





