L’Observatoire des violences envers les femmes du Conseil général de la Seine-Saint-Denis fête ses 10 ans
Unique en France, cette structure a été créée par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis après la première enquête nationale sur les violences faites aux femmes en 2000, qui a révélé l’ampleur de ce fléau longtemps ignoré. Depuis 10 ans, les études et les expériences menées par l’Observatoire montrent qu’il n’y a pas de fatalité : « mieux protéger, c’est possible ». Les dispositifs inventés et testés dans le département ont prouvé leur efficacité. Il est urgent de les mettre en œuvre en œuvre partout en France, pour que toutes les femmes puissent en bénéficier.
10 années de recherches et d’expérimentations, 10 outils innovants :
L’ordonnance de protection
Elaboration d’un protocole départemental de mise en œuvre de la protection en urgence des victimes, prévue par la loi de juillet 2010 sur les violences faites aux femmes. Depuis un an, 158 femmes en ont déjà bénéficié en Seine-Saint-Denis.
L’accompagnement protégé pour les enfants
Accompagnement des enfants par un adulte tiers, lors des droits de visite du père auteur de violences, pour éviter les contacts entre les parents et le risque de nouvelles violences. Lire Plus
Soutien aux salariés du groupe PSA
Depuis plusieurs mois, les salariés de PSA vivent dans une inquiétude insoutenable, encore renforcée par les annonces globales de réduction de postes sans aucune précision sur leurs modalités, ni sur leur répartition.
Je rappelle que sur le seul site d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, ce sont 3 600 salariés qui sont concernés, sans compter les milliers de salariés qui travaillent dans des entreprises sous-traitantes dont PSA est parfois l’unique donneur d’ordre.
Le site d’Aulnay-sous-Bois est un des premiers employeurs de Seine-Saint-Denis et sa fermeture déstabiliserait fortement toute la filière automobile qui emploie près de 9 000 personnes dans le département, à quoi se rajouteront évidemment des effets dévastateurs sur les emplois induits, au moment où le nombre de chômeurs a progressé de 5,7% en Seine-Saint-Denis en un an.
Les salariés ne peuvent rester suspendus à des rumeurs, à des bruits, à des indices hélas de plus en plus perceptibles d’un désengagement industriel : suppression des équipes de nuit, transfert d’activité vers d’autres sites, réduction de l’intérim puis des CDD… Lire Plus
« Les mineurs étrangers isolés, ces oubliés de la République »
Tribune de Claude Bartolone Député, Président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Bertrand Delanoë Maire de Paris et Pierre Henry Directeur général de France Terre d’asile, publiée dans Libération, le 6 octobre 2011.
Qu’il voie arriver les enfants des peuples opprimés ou ceux qui fuient la misère du monde, le gouvernement offre aujourd’hui le plus souvent une même indifférence. Ils sont ainsi quelque 6 000 mineurs isolés étrangers présents sur le territoire national, la plupart laissés à la charge des services de l’aide sociale à l’enfance des conseils généraux.
Depuis plus de soixante ans, notre pays engage pourtant sa signature sur la scène internationale en ratifiant la convention de Genève relative à la protection des réfugiés, la convention de La Haye sur la protection des enfants, ou encore la convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant. En vertu de tels engagements, notre pays devrait donner à tout enfant isolé une protection adaptée, mais surtout toute l’assistance dont il a besoin pour s’intégrer un jour à la communauté nationale.
Mais parce que 6 000 enfants, c’est finalement bien peu, que l’argent public se fait rare, ou qu’il a fait le choix de se recentrer sur le seul traitement de la délinquance des mineurs, le gouvernement préfère laisser quelques collectivités territoriales et associations assumer seules ce devoir d’accueillir les mineurs isolés. Au mépris de ses engagements internationaux et des valeurs qu’ils consacrent, le gouvernement invoque en effet une lecture biaisée de la loi de réforme de la protection de l’enfance de 2007, selon laquelle les départements seraient les seuls responsables de l’accueil des mineurs étrangers isolés. Il ignore ainsi ses missions régaliennes, et notamment ses responsabilités au titre des politiques migratoires et d’accueil humanitaire. Il laisse à un petit nombre de départements une charge qui devrait concerner pourtant le territoire français tout entier. Lire Plus





